vendredi 30 mai 2014

Récap' Mai 2014...



Le mois de mai s'achève, place au mois de Juin qui  débutera dimanche prochain par les 10kms de la Cettoise,,  viendra ensuite la prépa du  Marvejol-Mende pour lequel je vais certainement "re-tâter" de la côte en entrainement si je veux survivre à son D+ de malade...

Semaine 22...

Programme allégé cette semaine pour cause de compétition dimanche prochain; 3 sorties seulement de prévues: 

Lundi 26 mai: La croisade en passant par le pont de la minervoise:  9.59km  en 1h02'34" soit 6'31"/km

Mardi 28 mai; La sellette et  retour par le village soit 9.65km en 1h03'50" allure moyenne 6'36"/km


Vendredi 30 mai: 15' environ d'échauffement +  2x8x 30"30" + 10' de footing de récup' sous la chaleur et le vent, séance pénible à oublier....

26,60 km pour cette semaine, un programme d'entrainement allégé avant la Cettoise qui aura lieu dimanche prochain...


mardi 27 mai 2014

Le temps qui passe n’empêche pas de courir...

Si il  y a un truc contre lequel tu ne peux rien c'est bien le temps qui passe..., c'est inéluctable, c'est implacable, tu vieillis et au fond ce n'est pas si grave si tu veux bien te donner 3 secondes pour reconsidérer la question... 

Vieillir en courant,  c'est quoi au juste? 

D'abord parlons du moindre mal, vieillir c'est voir son enveloppe corporelle se flétrir, se ternir, s’appesantir,on devient moins joli'(e), moins sexy, moins aérien(ne), c'est donc courir un peu plus tranquille car il faut bien l'avouer et tant mieux, passés les 45 ans, à moins de courir avec un gyrophare coincé dans la brassière (ou dans le short pour les messieurs, oups), on te fiche enfin la paix ...bon des fois y a un Roger qui déboule (ou une Georgette mais c'est moins probable) mais dans l'ensemble tu cours tranquille, perso je trouve ça cool et place aux jeunes, j'ai pas que ça à faire....

Vieillir c'est aussi sentir son allure diminuer...après 50 ans  ta probabilité de gagner un 10km au scratch est à peu près équivalente à ta probabilité de décrocher le gros lot à la loterie surtout si tu ne joues pas...mais c'est un mal pour un bien car pendant que les petits jeunots courent à perdre haleine en tirant la langue juste pour avoir la joie de monter sur un podium (private joke pour Julien), toi tu vieillis et fatalement t'es plus cool pendant les courses officielles, tu peux prendre le temps d'encourager au passage quelqu'un qui agonise sur le bord de la route, le dixième de seconde perdu ne sera alors pas une catastrophe, tu peux prendre le temps de boire ton verre d'eau au ravito en disant bonjour- au revoir- et merci aux gentils bénévoles, tu t'es fixé un objectif chronométrique raisonnable auquel tu tiens mais tu sais que finir un marathon en 2h39 ca va pas être possible donc tu prends le temps de lire la banderolle des petits au passage, tu cours heureux...

Non, vieillir n'est pas que dans la tête, hélas, le corps perd effectivement de sa beauté et de sa puissance et c'est moyennement appréciable... jusqu'au jour ou au détour d'un chemin tu comprends que la descente est amorcée, que tu n'y pourras rien et que le mieux est encore de l'accepter et de s'en servir comme d'une force....Je crois que le secret c'est de savoir ce que l'on veut faire de ce temps qui passe et quel être "vieillissant" nous souhaitons devenir...il faut savoir  prendre le virage qui va bien et ne pas se tromper de chemin plutôt que de se voiler la face en masquant trop les outrages du temps...et une des clefs pour cela, selon moi, c'est de se sentir bien dans son corps et bien dans sa tête, bien dans son tête grâce au running, bien dans son corps grâce à une bonne alimentation...

L'alimentation joue un grand rôle dans le processus inflammatoire de notre métabolisme....autant à 20 ans tu peux te permettre d'avaler à peu près n'importe quoi  puis t'aligner le lendemain sur un 10 km  autant après 40 ans, parfois même bien avant, c'est beaucoup plus délicat alors si tu veux continuer à courir longtemps le mieux est encore de revoir un peu ton alimentation; le rapport campbell  t'éclaireras bien sur la question par exemple, il y a d'autres livres sur le sujet à toi de trouver celui qui te correspond...

Vieillir en mauvaise santé, contrairement à ce que nous laisse croire l'industrie pharmaceutique, n'est pas du tout une fatalité, on peut vieillir sans cholestérol, sans diabète, sans dépression, avec des muscles et des tendons en bon état, avec le coeur supportant des sorties longues, avec des jambes qui galopent, on peut aussi courir sans douleurs d'arthrose...vieillir en course à pieds n'est pas du tout un problème à condition de changer un peu son fusil d'épaule, à condition aussi de ne pas courir après sa jeunesse, puisque c'est une course qu'on ne peut pas gagner,  autant ne pas se fatiguer pour rien...Courir après son  bien-être me semble plus judicieux et pour ça tu as l'argile verte, le curcuma, le vinaigre de cidre, les fruits secs, les graines germées etc, etc, etc...

Pour conclure voici mon petit message d'espoir personnel à tous les runners flippés par le temps qui passe: 

"Je regarde avec amusement la runneuse que j'étais il y a 15 ans, j'aime beaucoup la runneuse que je suis en ce moment et j'ai hâte de rencontrer celle que je serais à l'avenir...et je te souhaite la même joie de vieillir en courant..".


Cette conversation initiée sur Twitter peut continuer ici via les com' si tu le souhaites...


Bon run à tous, jeunes et moins jeunes...



dimanche 25 mai 2014

J-7, la Cettoise...Objectif 56'40"...

Contente de participer de nouveau à une course officielle, je vois ce prochain 10km comme un moyen de savoir si j'ai progressé, un peu, beaucoup ou pas du tout en vitesse.. le parcours est roulant, très plat et propice à la perf'...

Pas de stress donc à J-7... cette distance ne représentant plus vraiment un challenge pour moi en terme de kilométrage , reste le plaisir d'aller courir à Sète, sur le front de mer et pour une bonne cause...

Mon précédant et modeste  RP sur cette distance étant 58'06" (soit 5'50"/km) je vais essayer de faire mieux...viser 55' me paraissant un peu prématuré je vais plutôt me fixer comme objectif raisonnable 5'40"/km soit 56'40" en temps officiel, 10" en moins au kilomètre par rapport à Leucate, ce sera déjà pas si mal...






vendredi 23 mai 2014

Semaine 21...changement de cap...

EDIT du 19 mai: sont écrites en violet les séances effectuées

Suite à ma petite mésaventure de vendredi dernier, grâce à la suggestion de Cedric V et aux conseils de julien, me voilà en plein remise en cause, je compte donc tester cette semaine une autre manière de m’entraîner, en courant moins vite, moins loin, ( mais plus souvent) et surtout  sans trop me focaliser sur le kilométrage ...

Je prévois donc pour la semaine qui vient:

Lundi 19 Mai :  1h00 de run à 8.5km/h environ (mon allure d'entrainement habituel)  ça donne donc pour aujourd'hui: 9.75km  en 1h06'50" allure 6'50"/km

   
Mardi 20 Mai : 3/4 h de run tranquille:  ça a donné:  9.60km en 1h05'47" allure 6'50"/km...



Mercredi 21 Mai : 1/2 h de footing d'échauffement + 2x8x30"30" + 15' footing de récup'  Repos

Jeudi: Repos 25' d'échauffement + 2x8x30"30" R3' + 15' footing de récup'

Vendredi 23 Mai : SL entre 1h30 et 2h15 (j'imagine bien faire 1h30 une semaine et 2h15 la semaine suivante) ça donne donc pour aujourd'hui 16.12km en 1h56'37" et j'ai la réponse à ma question de vendredi dernier : c'est bien la chaleur qui me freine en ce moment...1ère cigale entendue aujourd'hui,il faisait donc un minimum de 24° et j'ai bien failli renoncer au 7ème kilomètre tellement j'avais la sensation, comme la semaine passée, de me traîner et de ne plus avancer, j'avais mes kailua aux pieds donc la Bondi 3 n'était pas en cause, je vais peut être réfléchir à changer mes parcours pour l'été et à sortir plus souvent sur les berges du canal, même sans arbres, il y fait un peu plus frais que sur la route...

La semaine s'achève avec 44.14km/s au compteur...

 Samedi: Repos

Dimanche: Repos

Pour le PPG je remplacerais bien ça par une séance de côte (que je ne sais pas où caser), j'avoue que faire de la gym dans la péniche me branche moyen pis en plus question abdos, gainage, tout ça, ça va bien, je le jure, ouaip...

Des avis, des conseils, pour affiner mon planning de mémé?  je suis toujours preneuse....


mardi 20 mai 2014

Brève du jour...I need a long, long run...

Puisque le monde entier pense que courir 3X/S longtemps  est super moins sérieux que de courir 4X/S tranquilou,  je me suis pliée aux gentils conseils que l'on à bien voulu me donner...

Mais... 

J'ai couru lundi moins de 10km... j'ai couru ce matin moins de 10km... je vais courir demain moins de 10km....et vendredi si je suis sage je vais en courir 15...

A la fin de la semaine mon kilométrage hebdomadaire aura sensiblement augmenté ...

Mais...

Il me manque l'essentiel...le plaisir de courir longtemps, d'aller un peu au bout de mes limites....

Voilà! 

J'ai juste besoin de sorties longues,  vraiment longues...



samedi 17 mai 2014

Bondi 3 de Hoka One One....1ères impressions

1eres impressions au cours d'une sortie de 9km en séance de côte: 

Très légères mais bien moins dynamiques que mes kailua. ce modèle me procure un bonne stabilité de la cheville via un maintien au talon  très notable qui se perçoit bien quand je cours sur sol accidenté...

 En côte la Bondi est moins dynamique que la kailua mais les descentes sont par contre bien plus rapides, plus stables et donc plus rassurantes, on sent que ça accroche bien au niveau des crampons,je me sens en confiance et je gagne , quelques secondes/km en descente par rapport au même parcours couru  la veille ...rien de tel en montée ou à plat pour le moment, à voir lors de la sortie longue, globalement le dynamisme de la kailua me manque mais le coté rassurant de la cheville bien maintenue me convient mieux....

Question amorti c'est juste topissime mais il est un peu plus sec que celui de  la kailua (avec la kailua tu ne reste pas longtemps au sol ça rebondit plus mais l'amorti est moindre)...


2ème test en sortie longue: 

Kilométrage du jour initialement prévu:  22km, je n'en ai finalement couru que  15....ce qui est embêtant quand on change de chaussure c'est que si ce jour là on rencontre un problème on a vite fait de le coller sur le dos de la chaussure en question.... le manque de dynamisme est flagrant, je n'arrive pas vraiment à me faire au changement de foulée et au 12ème km de ma sortie longue je décide de rebrousser chemin puisque je me traine à 8'20"/km, à ce rythme là ma sortie longue durerait bien 3h00, je déclare donc presque forfait en faisant demi-tour, malgré les 12 km  déjà parcourus,  je ne suis qu'à 3km environ de la péniche, je rentre en courant tranquillement un peu dépitée.... autant dire que ce 2ème test me déçoit beaucoup, cependant je vais prendre un peu de recul et essayer de décortiquer le pourquoi du comment, fatigue? chaleur? ou modèle qui ne me convient vraiment pas....à suivre...



Les petits détails qui fachent: 

Le système de laçage "quick fit systèm" m'a causé quelques soucis , le temps d'ajuster le lacet j'aurais été plus efficace et rapide avec un lacet classique (qui est fourni en remplacement et que je vais peut être utiliser finalement)  par contre ça ne bouge pas en course....

la languette de la chaussure à déteint sur mes chaussettes toutes neuves  à 3 millions de dollars (gloups) .... 

La petite bande de peinture orange qui borde la chaussure n'est pas tracée parfaitement sur une des deux chaussures, je me passerais bien du petit coté Home-made, vu le prix... c'est un détail insignifiant mais qui s’additionne au  problème relatif à mes chaussettes achetées blanches et devenues violettes...


Conclusion

J'avais prévu de ranger les Bondi après ces deux essais histoire de "finir" les Kailua, ce que je vais faire effectivement, je  compte les porter à nouveau à J-15 du Marvejols-Mende....Pour le moment je reste donc sur ma faim et suis plutôt dépitée par le manque de dynamisme de ces chaussures et  les  sensations moyennes ressenties en course...

A suivre...



*article non sponsorisé...

vendredi 16 mai 2014

Semaine 20...

Lundi 12 mai:: Séance de côte Argeliers-Montouliers, 10.86 km , en 1h13'44"  D+170m


Mercredi 14 mai :  Séance de côte à Montouliers, cette fois ci avec mes Bondi3 aux pieds; 9.34km en 1h05'44" D+185m


Vendredi 16 mai :au départ je prévoyais de faire ma SL habituelle mais  les 22km se sont finalement transformés en 15,36km courus  en 1h49'50"... la chaleur? la fatigue accumulée ces dernières semaines? ou bien mes nouvelles Bondi3? je n'en sais rien pour le moment, toujours est-il,  qu'écourter une séance parce qu’on n'avance plus et qu'on sent bien qu'on se fatigue inutilement n'est pas agréable... j'ai couru avec des sensations mitigées jusqu'au km 13,  quand  je me suis aperçue que je me traînais à 8'20"/km j'ai préféré faire demi-tour pour ensuite faire quelques pas en marchant et reprendre ma course tranquillement afin de  rentrer à la péniche...

Compte rendu  sur la Bondi3 à venir...

lundi 12 mai 2014

La joie de courir...

Courir rend joyeux c'est indéniable. Cette  joie  ne dépend ni d'un podium gagné, ni d'un nouvel achat, ni du temps qu'il fait, c'est une joie profonde, sans objet, juste elle apparaît, sans condition, pendant que tu cours et s'installe en toi pour y rester au chaud longtemps après la douche, l'assiette de pâte ou la sièste réparatrice...

Ce n'est pas la joie qui fait rire aux éclats après un verre de bon vin, pas vraiment non plus celle qui illumine les yeux le soir de noël et encore moins celle qui nous tord la bouche en un sourire mauvais quand notre ennemi d'un jour glisse sur une peau de banane, c'est une joie qui ne se voit pas de prime abord, une joie intérieure, une joie invisible et silencieuse, qui se faufile au dedans de toi sans faire de bruit...

Tu cours, tu cours, tu en baves un peu, il fait chaud ou il fait froid mais tu cours quand même, déjà les passants  remarquent que tu n'es pas comme eux ne pensant qu'à se mettre à l'abri, de la pluie, du vent ou du soleil brûlant, ils font un peu la gueule et toi tu cours et tu es content, tu cours encore et le passant suivant en t'observant un peu se dit que tu es un peu fou d'aller te perdre ici à courir, d'ailleurs il est sûr de t'avoir vu sourire, tu es le doux-dingue qui court en souriant à personne mais tu t'en moque tu continues de courir et tu emmagasines du bonheur, tu lui fais prendre racine à ce bonheur et puis tu grimpe la côte, tu es concentré sur ta foulée et ta respiration, c'est une épreuve, c'est difficile, tu ne souris plus du tout mais c'est le signe que  ta joie est encore plus grande, tu vas redescendre à toute jambe ce que tu as monté et là, comment te dire? quelque chose de pur et de lumineux t'envahit, ça chante et ça vibre à l'intérieur de toi, du bout de tes orteils jusqu'au sommet de ton crane, la joie s'empare de toi, tu cours, tu cours, comme on nage dans le bonheur...

samedi 10 mai 2014

Brève du jour...Bondi3 de Hoka One One

Ma paire de kailua commençant à montrer quelques signes de fatigue à près de 600km au compteur, je viens de me mettre en quête d'une nouvelle paire de running avec encore plus d'amorti  histoire de pouvoir intensifier légèrement mon kilométrage mensuel, histoire aussi de ne pas être prise au dépourvu des ruptures de stock pendant les soldes de juillet alors qu'approchera pour moi l'heure d'aller "agoniser" en haut des cotes du Marvejols-Mende... 

Mon choix vient de se porter sur la Bondi3 de Hoka One One que je devrais recevoir par la poste d'ici quelques jours...



*article non sponsorisé...

vendredi 9 mai 2014

Semaine 19...

Lundi 5 mai:  Séance de côte,  le pech-la citerne, retour par le cimetière ...7.85km en 57'23", D+135m.


Mercredi 7 maiArgeliers-Montouliers-Argeliers: 11.95km en 1h 21' 27" ...Note à moi même:  en cas de départ sous sous un  ciel couvert, ne plus sortir sans le buff sur la tête, ça chauffe trop par chez nous en cette saison...

Vendredi 9 mai: :  1ère SL post-semi de Nimes : Argeliers-Montoulier-Argeliers...21.45km en 2h38'24" sous un soleil de plomb...

La semaine a été un peu difficile, je sens encore un peu le poids du semi de  Nimes...Mais je ne lâche rien...

dimanche 4 mai 2014

Semi-marathon de Toulouse...



Voilà, je le savais déjà mais c'est désormais officiel,  j'aime courir les semis-marathon, ils me semblent bien moins violents que les courses de 10km même si l'effort y est plus long dans le temps...C'est pourquoi l'esprit encore tout émoustillée par le  semi de Nimes je viens juste de m'inscrire au semi-marathon de Toulouse qui aura lieu le 21 septembre 2014...Bien sur, avant,  il y aura tout de même les 10 km de  la Cetoise,  histoire de tenter de battre mon petit RP sur cette vitesse et donc par voie de conséquence d'envisager un objectif raisonnable sur Toulouse...Pour rappel,  entre les deux,  il y aura le Marvejols-Mende que je courrais avec pour seul  et unique objectif, celui de survivre à son D+ de folie...

Semaine 18...

Lundi 28 avril : Argeliers-Montouliers-Argeliers, une petite moitié de semi-marathon parce que vraiment il me faut boulotter un peu du km...11.89km en 1h19'59"  


Jeudi 1er mai :  Semi-Marathon de Nimes



Vendredi 2 mai  Morning run de décrassage  post-semi de Nimes: couru en mode escargot pour que ce soit efficace:  5.75km en 42'54"  soit une allure de 07'27"/km... et ça marche...les courbatures s'envolent...






L'entrainement reprendra son cours normal dès le début de la semaine 19 , c'est à dire lundi prochain,....dans ma ligne de mire désormais le 10 km de la Cettoise (et c'est repartie pour du travail de VMA) et le Marvejols-Mende (je vais devoir boulotter du D+ pendant des semaines)

vendredi 2 mai 2014

Semi de Nimes; mon CR... Coco rencontre Paul, la vierge et Roger...

L'avant course:

Arrivée sur le site vers 7h30 du mat, je me prends une claque "direct"...il y a du monde et pas qu'un peu, nous sommes environ 3500 coureurs au départ, toutes courses confondues (5km, 10km et semi),  je suis plutôt habituée aux courses de village, je circule donc en apnée...

Retrait des dossards à l'intérieur des arènes, ça bouchonne un peu mais ça ne prendra finalement que quelques minutes, on me donne un joli tshirt technique, il n' y a plus de XS, tant pis, vas pour le M, je fais pas ma chochote  j'ai l'habitude...

On cherche les toilettes partout...on trouve finalement l'installation de base portative coutumière, 4 pipi-room pour 3500 coureurs je te laisse imaginer la joie que c'est ...

On appelle Paul au téléphone qui nous rejoindra rapidement, accompagné de sa chérie...bisous, bisous, comment ça va? clic-clac la photo souvenir puis j'embarque Paul pour  un échauffement en mode "minimum syndical" ..on se perd de vue un moment après ce petit run de rien du tout  puis on finit par se retrouver; nous partons en direction du sas + de 2h00...Paul tient à faire un bout de chemin avec moi du coup on coupe un peu la poire en deux,  on ne se mets ni trop à l'arrière ni trop en avant...coup d'envoi, déclenchement du chrono, faux départ, arrêt du chrono et ça repart...

La course:

là je te dis tout de suite, je ne te ferais pas un compte rendu kilomètre par kilomètre, ça va te barber, en plus je ne me souviens plus trop de la chronologie des faits...mais tu vas voir ça croustille un peu, lis la suite pour en savoir plus mais je suis sympa je vais t'en dire un peu quand même... pendant la course  j'ai fait des rencontres; 2 pour être exacte...une qui a failli me laisser sur le carreau,  il s'en est fallu d'un cheveux...et une 'autre qui n'était pas la plus glamour  de mon existence mais bon à mon age, on fait ce qu'on peut...ne lis pas en diagonale, j'y reviens plus tard, promis....

Je part donc avec Paul sur les 2 premiers km environ, on ne voit pas grand chose, le soleil, le monde, la rue étroite, je me dis que c'est vraiment dommage qu'il n'avance pas un peu plus vite, je n'ai pas envie de le ralentir et si j'apprécie le fait qu'il ai choisi de faire un bout de chemin avec moi je culpabilise un peu quand même alors je lui donne notre vitesse en instantané dans un moment où ça bouchonne histoire qu'il décolle un peu, la vitesse en instantané via la garmin y a rien de tel pour te filer les chocottes pendant une course...7'et des bananes/km, Paul a des ailes qui lui poussent dans le dos instantanément, c'était un peu le but...il décolle, je ne le reverrais que bien plus tard après mon arrivée...on aurait pu se rater d'ailleurs, je te raconterais plus tard l'histoire du café "kawa one " et de sa terrasse improbable...Pour le moment revenons en à nos moutons, c'est le début de la course, ça bouchonne, j'ai du mal à trouver mon rythme, ça lambine et je suis dans un peloton; ça j'aime bien et c'est assez rare en ce qui me concerne...et c'est là que je vais faire ma 1ere rencontre qui aurait pu m'être fatale...


Nous sommes serrés comme des sardines, je ne vois pas grand chose, j'entends une sirène de moto, je comprends que je dois monter sur le trottoir, je pense que c'est une ambulance, je n'y comprend rien du tout, le soleil m'aveugle, la moto passe, le trottoir étant minuscule je ne perds pas de temps pour rejoindre la chaussée (dans ma mémoire hélas je ne sais pas du tout où sont situés les autres coureurs à ce moment précis)  et bam!!!! qu'est ce que je vois juste devant moi???? arrivant à toute berzingue en sens inverse, alors qu'on est partis depuis quelques minutes seulement, que la circulation est coupée et que je me crois presque seule au monde, qu'est ce que je vois????; si ce n'est toute  ma vie qui défile à toute vitesse, genre je vais mourir dans la minute....Un bolide!!! un bolide africain (me demande pas sa nationalité, j'ai pas osé lui demander)... je ne vois pas son corps je ne vois que son visage et son  rictus qui à juste l'air de dire "mais qu'est ce qu'elle fiche là cette conne, je vais la tuer" ....Je ne sais pas lequel de nous deux à eu le plus peur...son rictus va me hanter longtemps et le pire dans tout ça c'est que si ça se trouve il m'a déjà oublié modeste runneuse riquiqui  que je suis, bref...J'ai pas vérifié mais ça devait être le 1er du 5km...

Je reprend ma route, le peloton s'étire, Paul s'évanouit dans la nature , j’accélère enfin et je trouve mon rythme de croisière, je m'arrête au 1er ravito, je bois un verre d'eau, je repars,  la relance est un peu diffcile, et puis ça va bien, ça va mieux, ça va même de mieux en mieux (je passe volontairement sur la petite nausée juste après le gobelet avalé un peu vite et sur le point de coté qui est sur le point de s'installer...)

Je semble servir de lièvre à une jeune femme qui courra cote à cote avec moi  jusqu'au deuxième ravito, on ne se dit pas un mot, on court c'est tout, je suis bien, super bien même, j'ai même jamais été aussi bien en course, tu vois y a  rien de palpitant, j'arrive au 2ème ravito tenu par des militaires qui s'engueulent un peu rapport au fait qu'on ne sait plus trop si le gobelet est plein, vide, usagé ou non,  perso je me fiche un peu de boire dans un gobelet qui aurait déjà servi, je bois mon verre et je les laisse à leurs histoires en disant au revoir et merci...je repars en passant devant le brumisateur (trop cool ce truc) ,  je suis bien, je cours, je cours et je ne suis pas loin de voir la vierge....seulement c'est pas la vierge que je rencontre, c'est Roger....

Roger je sens bien qu'il a fait un effort pour arriver à mon niveau, un coup d'oeil sur le coté et je remarque qu'on ne doit pas courir dans la même catégorie, j'apprendrais plus tard  via les résultats sur top chrono qu'il court en V4 (mais une catégorie c'est sur plusieurs années si tu vois ce que je veux dire, bref...)

J'engage la conversation, j'ai beaucoup de mal à comprendre les réponses en retour à mes questions mais bon pour Roger c'est dans la poche, il a trouvé son lièvre et ne compte pas le lâcher de sitôt...Nous allons courir ensemble sur plusieurs kilomètres  et crois moi sur parole, Roger je vais lui mettre un peu la pression, voici un extrait de nos conversations

lui "on est à combien là? "
moi "on lambine on est à 7'/km,  faut s'activer un peu"
lui "7km/H ? c'est bien"
moi "ben non c'est pas bien (j'explique le concept de l'allure, mn/km quoi) , allez hop on accélère..."

Je le largue un peu mais il finit par me rejoindre, on jouera à ce petit jeu pendant 3 ou 4 km...je le perds et d'un coup j'entends derrière moi  "tagada,-tagada"  et c'est Roger qui déboule...

lui "lui on est à combien là? "
moi; "12km et des bananes"
lui "il en reste plus que 6 ou 7"
moi "non! il en reste beaucoup plus"
lui "j'en peux plus"
moi" c'est pas le moment de se plaindre, on va finir la course ensemble, ok? "

Je le reperds à nouveau puis "tagada-tagada" revoilà Roger qui me demande mon petit nom, me donne le sien, me dit qu'il n'en peut plus...on joue au yoyo jusqu'au 3eme ravito  un verre d'eau et on repart, il lambine, je l'appelle à tue-tête : "rogerrrrrrr" il déboule essouflé,  je le fais rire en lui disant que si il a couru après les filles comme ça il n'a pas du s'ennuyer dans sa vie, il rigole, on continue, il dit qu'il a mal partout partout partout, je l'engueule en lui disant que quand il sera mort il n'aura plus mal nulle part et qu'il faut en profiter, sur le moment ça le fait pas trop rire, je le largue un peu, puis il redéboule; passe son bras autour de mes épaules (c'est vachement pratique pour courir ça ) et me demande de l'attendre à l'arrivée, je lui signale au passage que coach-chéri m'attend aux arènes, ça le calme un peu, on fait encore quelques mètres ensemble et je trace la route définitivement, j'ai dépassé le 17ème km, je décide d'enclencher le turbot, je me sens super bien, jusu'au 19ème km je serais au paradis avec la vierge et tous les saints...

L'arrivée :


Je vois bien à ma montre et au marquage qu'on n' a pas encore atteint le 20ème km mais me voilà devant les arènes alors bêtement je me dis que la fin est toute proche, dans 3 minute l'affaire sera classée, ça tombe bien par ce que j'en ai un peu raz le bol, en fait c'est ma garmin qui a du se planter, le marquage au sol ça devait être pour autre chose, le 5km peut être puis il y a eu le faux départ,  tout ça tout ça, 3 mn et c'est plié....je croise un bénévole, je lui demande où nous en sommes histoire qu'il me confirme la chose:

moi" on en est où là ? "
lui "il reste 15 minutes de course à  peu près"
moi: "$*#&^"
lui "c'est rien, 15 minutes..."

C'est pas possible, je suis devant les arènes....c'est pas possible, l'entrée n'est pas loin....c'est pas possible parce que je n'ai pas prévue de courir plus longtemps...c'est pas possible parce que j'ai soif....c'est pas possible du tout cette histoire de me faire croire exprès que c'est fini en traçant exprès le parcours final devant les arènes, et pourquoi on s'en éloigne d'abord? hein?  qu'est ce que je fiche dans cette rue?  les arènes sont à ma droite et on me dit d'aller à gauche, ça va pas, j'en ai plein le dos, puis y a du monde, ça ne me plait pas ...je manque de m'emboutir une bonne femme avec son môme qui traverse pile exprès au moment où je passe, je l'engueule, je continue dans une ruelle, "putain y a un chien", "nan, mais je le crois pas y a un chien sans laisse qui fait le con en plus" m'en fiche si il m'approche je lui fiche un coup de pieds...je continue, je devrais approcher les arènes ben non c'est fait exprès,  je m'en rapproche pas du tout, j'ai payé pour courir 21,1 km je dois courir 21,1 km...je double un groupe qui vient de démissionner, tout prêt du but en plus,l''une d'elle dit "j'en  referais pas un de sitôt" ....je lui en veux de ne pas être allé au bout ...c'est nul, elle est jeune, elle y est presque et elle dit "j'en referais pas un de sitôt" ...je continue vers mon destin puisqu'ils ont décidé de mettre les arènes à trois milliards de km de l'arrivée alors que l'arrivée est sensée être précisément dans les arènes... alors je ne fais plus ma gentille, poussez vous qu'on en finisse...un automobiliste qui 'na rien à faire là s'apprête à faire une manœuvre sur mon chemin; "ben vas-y j'm'en fous j'ai rien à perdre, je passe, je suis la france qui passe et je t'emmerde", en vrai tu penses bien que j'ai rien dit de tout ça,  je l'ai juste pensé très fort, je sais c'est pas beau, mais que celui qui n'a jamais pesté à l'arrivée du semi de Nimes me jette la 1ère pierre...

Ca y est j'y suis....j'entre dans les arènes, enfin, c'est sombre là dedans...j'arrive dans l'arène....je pique un mini-sprint...biiiiippp, je sprinte encore: bipppppp, putain elle est où cette fichue arche de malheur? ...je cours je cours, je m'arrête vaguement, mes bras continuent de s'agiter, je recours, je suis stoppée par une dame derrière une rambarde: "on est arrivé là? " elle me demande si j'ai besoin  d'aide;" ben non je vais très bien, pourquoi? " je retrouve coach-chéri qui me parle, qui me parle, mais je suis encore un peu tout près de la vierge alors forcement le dialogue est difficile,  je lui dit:

"je dois retrouver Roger"
" -----  "

Je comprends que je ne peux pas accéder de près à l'arrivée des autres participants, je vais me mettre un peu à l écart de la foule , je fais un petit malaise, coach-chéri est inquiet, une dame me regarde l'air affolé, moi je maîtrise parfaitement la situation, coach-chéri me sort mon bidon de thé salé-sucré à la banane et en 3 secondes ça va mieux....je me remets sur pieds, on repart vers l'intérieur des arènes, je croise un monsieur sorti de nulle part qui me demande si je vais mieux; je lui dit "ah bah vous seriez pas Roger par hasard? " il me dit que non  qu'il n'est pas Roger du tout  mais qu'il m'a vu tout à l'heure et  qu'il était juste inquiet pour moi...

On s'assoit un peu sur les gradins, pas très longtemps, je loupe Julien, je suis encore un peu à l'ouest...

The End...


Épilogue...

je vous ai gardé le meilleur pour la fin...

Nous appelons Paul et sa belle puisque nous avons convenus de nous retrouver après la course pour aller boire un pot...je souhaite passer au stand Hoka, je m'y arrête donc  je demande à coach-chéri de gérer l'appel...

"Nous sommes au stand hoka one one"
"ok,  on arrive"

on attends

on attends encore

on attends toujours

bon,  en même temps,  on à le temps,  ça tombe bien...

Le téléphone sonne, c'est Paul...il cherche depuis un moment le café où nous sommes sensés être, le  "kawa one"...avec un nom pareil  tu penses bien que ça doit être un bistro avec une terrasse vachement  sympa, mais il ne le voit pas....et pour cause...

Du coup j'ai eu largement le temps d'essayer une paire de Stinson Tarmac de la marque Hoka One One....et j'en rigole encore...





Échauffement en mode minimum syndical






jeudi 1 mai 2014

Semi de Nimes ...Résultats...

Paul et moi même, avant le départ...


Temps officiel 2h16'39"
Temps réel 2h14'30"  











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Vidéo 1 : à 2km avant l'arrivée....

Vidéo 2 : mamie en mode gourdasse qui n'à pas compris qu'elle vient de passer la ligne d'arrivée...


Objectif atteint....

CR ici